PROGRAMMATION 2010 AUTRES RIVAGES 15ème FESTIVAL DES MUSIQUES DU MONDE EN PAYS D'UZES 15 juillet au 31 juillet 2010 Festival nomade dans dix sites du Pays d’Uzès |
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| jeudi 15 juillet 2010 jardin de la Péran 22h ST SIFFRET Jugalbandi de l’Inde du NordDuo de chant et sitar accompagné au tabla avec Debapriya Adhykary, chant khyal Samanwaya Sarkar, sitar Madhurjya Barthakur, tabla |
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Musique savante : art mélodique et science rythmique La musique savante de l’Inde, qui repose essentiellement sur l’art mélodique (raga) et la science rythmique (tala) est un art de soliste. Le soliste (chanteur ou instrumentiste) développe d’abord pas à pas le raga choisi pour en faire ressortir la personnalité dans toutes ses couleurs. Cette partie improvisée appelée alap- jor- jhala, dont le tempo va en s’accélérant, est suivi de deux compositions (une lente gat une rapide drut) sur l’accompagnement d’une ou plusieurs percussions (tabla ou pakhawaj dans le Nord ; mridangam, avec en complément possible le tambourin kanjeera, et pot de terre ghatam dans le Sud). Le Jugalbandi La forme du duo mélodique accompagné par une percussion (Jugalbandi) est d’origine récente. Des maîtres légendaires tels Bismillah Khan (shanai) et Vilayat Khan (sitar) ont été les premiers à la populariser au début des années 60, tandis que les disques gravés par le célèbre duo de Ravi Shankar (sitar) et Ali Akbar Khan (sarod) qui ont fait le tour du monde et n’ont pas pris une ride. Ils sont encore une source d’inspiration pour qui désire jouer en duo. L’art du Jugalbandi implique l’effacement de l’ego et une écoute attentive du partenaire qui peut par son talent relancer son complice dans une direction inattendue. D’où le suspense qui caractérise ce genre et la richesse musicale qui en découle. Des musiciens prometteurs ![]() Le chanteur Debapriya Adhykary, né en 1983, et le sitariste Samanwaya Sarkar, né en 1981, présentent depuis quelques années un duo voix et sitar qui est une rareté, les Jugalbandis étant essentiellement des duos entre instruments. La présence de la voix est ici emblématique, étant le fondement de la culture musicale en Inde comme dans tout l’Orient. Ces musiciens considèrent leur Jugalbandi comme une conversation entre deux artistes et la confluence de deux âmes et deux esprits qui servent la musique seule. L’enseignement traditionnel très complet que les duettistes ont reçu depuis leur plus tendre enfance auprès de grands maîtres (Manilal Nag le subtil sitariste et Girija Devi, la grande prêtresse du chant, Kumar Prasad Mukherjee) joint à leur fine sensibilité, présente une combinaison séduisante d’où ressort une connivence et une esthétique qui portent à la méditation, à l’éveil des sens et à l’harmonie. Ces musiciens prometteurs entièrement voués à leur art se sont distingués très tôt en recevant maints premiers prix dans différents concours à travers l’Inde, dont le plus prestigieux, celui décerné par All India Radio. Depuis 2002 ils ont déjà commencé à se faire connaître en Europe (France, Portugal, Espagne, Angleterre) et aux USA. Ils sont accompagnés au tabla par leur benjamin Madhurjya Barthakur, né en 1986. Le programme débute traditionnellement par l’interprétation d’un raga classique que les musiciens choisissent juste avant de se produire, selon leur état d’âme. C’est bien souvent ce qu’ils captent du public en arrivant sur scène qui les fait choisir un raga plutôt qu’un autre. Ils développent alternativement le raga, plongeant les auditeurs dans une atmosphère particulière à la personnalité du raga, qui est considéré comme un être vivant et non comme un mode. Cette phase peut être interprétée avec ou sans l’accompagnement du tabla. |
| dimanche 18 juillet 2010 jardin de l'Evêché 22h UZES la Confrérie Aïssawa Rkeb al Filali Meknès Maroc |
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Il fait nuit. Dans une ruelle de la médina de Meknès (Maroc), une litanie chantée s'élève, répétée par un choeur. Elle est douce. elle berce. D'un coup, un bendhir (tambour à une face) claque et une avalanche de bendhirs, de t'bels (tambour à deux faces joué avec des baguettes) et raïtas (sorte de bombarde berbère) lui répondent immédiatement. Précédés de grandes bannières, les musiciens processionnent dans la rue avant d'entrer dans une maison. C'est la Confrérie Aïssawa Rkeb al Filali qui entame une Lila (littéralement, la nuit, ce terme désigne aussi les cérémonies soufies aïssawas).
![]() Au son des percussions et des raïtas, les membres de la confrérie, invitant aussi les gens à les rejoindre, vont danser durant une demi-heure. Lentement, les polyrythmies complexes vont entrainer les corps, puis le tempo va s'accélérer, faisant ainsi monter l'intensité. Puis, les musiciens s'installent tranquillement en cercle et entonnent le Hizb, chant collectif et récitatif, poèmes parsemés de citations du Coran, attribués an fondateur du Aïssawas, Sidi Mohammed Ben Aïssa (aussi appelé Cheik al Kamel, le maitre parfait). A la fin du hizb, le moqadem (maître de la confrérie) lance le dikhr, éloges de saints chantés par un soliste auquel répond le choeur, soutenu par des percussions comme toujours très puissantes. Le dikhr occupe une place importante dans le déroulement d'une Lila. C'est lui qui, avec ce long dialogue entre le maître et le choeur, va ouvrir le chemin de lextase. Puis suivent le horm et haddoune. Là, les danseurs reprennent place (ceux de la confrérie, comme les simples participants à la Lila). On attribue à ces danses des vertus thérapeutiques très fortes. Au Maroc, comme en Algérie, en Tunisie ou en Libye où la confrérie, depuis Meknès, s’est répandue au cours des siècles, les Aïssawas sont souvent appelés pont aider à résoudre un problème dans une famille ou une communauté. On fait aussi appel à eux pour des évènements plus heureux, comme les mariages ou les circoncisions. La cérémonie atteint son point culminant avec le Jilaliya, danse extatique au caractère physique très fort, communiquant une transe joyeuse à l'ensemble de l’assemblée, et le m’jred, danse de prédilection des Aïssawas, danse des initiés car le rythme (10 temps) et de figure compliqué. Après ces moments de musique et de danse très intenses (il n'est pas rare de voir des danseurs partirent en transe, en transe extatique comme en transe de possession), les membres de la confrérie entonnent un dernier chant, louant Dieu. C'est ce chant qui permet à tout le monde de recouvrer le calme et la sérénité. ![]() Connue dans le Maroc entier, la confrérie Rkeb al-Filali jouit d’un grand prestige auprès de la population de Meknès, ville où naquit l'ordre soufi des Aïssawa au XVI° siècle et où la tradition aïssawa reste particulièrement vivace. Les origines sociales des membres de la confrérie sont variées, mais sa base reste majoritairement populaire. Menée par Abdelali Lamrabet, tandis que son père âgé, le moqadem Driss Lamrabet, reste l'autorité morale, la confrérie est reconnue pour être l'une de celles qui est restée la plus fidèle à la tradition. Lors d'une Lila, ce qui frappe immédiatement, c'est l’incroyable contraste entre la poésie des chants et la phénoménale puissance des percussions. L'énergie développée par les musiciens enivre rapidement l'auditeur. Doté, comme son jeune frère Fouad, d'une voix chaude et douce, maîtrisant l'art subtil de l'ornementation, Abdelali Lamrabet fait vivre sa poésie, la poésie de ses pères avec force et passion. Momo ![]() |
| jeudi 22 juillet 2010 cour de la Mairie 22h AIGALIERS HAMID KHEZRI musique et chant classique perse |
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A propos d'Hamid Khezri (www.myspace.com/hamidkhezri) Hamid Khezri est un de ses musiciens que l’ouverture et l’intégrité artistique conduisent à renouveler le langage instrumental sans renoncer pour autant à la tradition qui les a nourris : il en résulte une élégance dans l’intention, une virtuosité sans tapage et surtout une finesse de la ligne mélodique qui sont les marques d’un vrai maître. Hamid Khezri nous offre un voyage à travers la province du Khorassân, berceau de la culture perse. Accompagné de son dotâr (luth iranien), il met en musique avec finesse et sincérité ces histoires séculaires, des épopées guerrières, en passant par les airs spirituels des régions désertiques du Sud. ![]() Le Khorassan, « Terre du soleil levant » en français, perpétue ce formidable brassage culturel qui caractérisa l’Asie intérieure tout au long de son histoire. Dans cet ancien carrefour des routes de la soie, Kurdes, Persans, Turkmènes et autres Turcs se côtoient, se marient, contribuant ainsi à la préservation d’une culture à la fois diverse et métissée dont la musique, qui ne va pas dans la poésie même lorsqu’elle est instrumentale, est peut-être l’un des symboles et le luth dotâr l’instrument roi. Après plusieurs tournées mondiales avec la chanteuse Sima Bina entre 1988 et 1995, il s’installe en Allemagne puis dernièrement en France en 2008. Hamid voue aujourd’hui sa virtuosité et sa musicalité au service des traditions qui ont, de par le temps, traversé et façonné la culture de son pays. Références : Festival Dahehe Fadschr de Teheran (1er prix), Musée du Louvre, Espace Vitré (Bretagne), Maison des Cultures du Monde (Paris), Opéra de Lyon, Musée Ethnographique de Genève, SargFabrik (Vienne), Festival Moving Cultures (Nuremberg), Théâtre l’Odéon Paris, tournées SIMA BINA en Amérique du Nord (Los Angeles, New York ,Washington, Atlanta, Toronto, Ottawa … ), et Europe (Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, London Royal Festival Hall, Institut Sociologique de Bruxelles …). ![]() Né en 1969 à Quchan, Hamid Khezri a commencé à apprendre le dotar dès son plus jeune âge et s’est rendu auprès de grands maîtres comme Mohammad Yeganeh. Afin d’assimiler toutes les finesses du répertoire des bakhshi Hamid Khezri compléta sa formation par un collectage auprès de bardes et joueurs de dotar. Cet enseignement hétérogène fait la richesse de son jeu. Hamid Khezri a ainsi assimilé les techniques du nord autant que celles du sud et interprète aussi bien la musique populaire ou classique du nord du Khorassan que la musique Soufie spécifique aux déserts du sud de la région. Après avoir enseigné le dotar dans la ville de Bojnurd et participé plusieurs fois au festival Fajr de Téhéran, Hamid Khezri débute, en 1988, une longue collaboration avec la chanteuse Sima Bina. Il l’accompagne lors de ses tournées européenne et américaine et ce, jusqu’en 1995. Depuis quelques années, et après 10 ans passés en Allemagne, Hamid Khezri vit en Fance, où il ne cesse de perpétuer la tradition de barde et de conteur d’épopées. Ainsi, le dernier récit qu’il interprète – en persan et en français – est l’histoire de Sam et de son fils Zal, extrait du Shahnameh (Livre des Rois) de Ferdowsi, originaire de la ville de Tus au Khorassan. Hamid Khezri s’intéresse également à la musique d’Asie centrale, en particulier au dotar ouzbek et ouigour, et travaille désormais à une rencontre musicale entre Khorassan et Asie centrale. |
| samedi 24 juillet 2010 place de la Liberté 22h ST QUENTIN la POTERIE ANTONIO ZAMBUJO fado Portugal |
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La nouvelle voix du Fado ! Coup de coeur unanime de la presse et du public, Antonio Zambujo est incontestablement devenu en quelques mois, une voix incontournable du fado, un genre qu’il réinvente en l’associant à des rythmes de jazz cool et de bossa nova. Un artiste à découvrir de toute urgence ! ![]() Nouvel Album Guia Sortie prévue septembre 2010 World Village - Harmonia Mundi António Zambujo, jeune Portugais à la voix de velours, revisite le genre, qu'il métisse de bossa et de jazz cool. ![]() Pareille douceur dans la voix est rare. On pense à Cesaria Evora pour ses berceuses consolantes, à Caetano Veloso pour ses murmures lumineux, à Chet Baker pour ses vagabondages éthérés sur la crête des notes. C'est pourtant bien du fado que chante António Zambujo, né il y a trente-trois ans, à Beja, dans le sud du Portugal. Mais son fado réinventé (Outro sentido, c'est-à-dire « autre sens ») tend à l'universel en prenant ses distances avec le pathos, la passion, la fougue des premiers interprètes du genre, y compris la grande Amália Rodrigues. António Zambujo creuse la mélancolique saudade jusqu'à une transparence de l'âme. Infiniment délicat et délectable, suave mais sans mièvrerie, son chant tient du récit décliné comme une fable philosophique. Il y a aussi quelque chose de la comptine populaire dans son interprétation ponctuée de pauses, comme pour captiver l'attention. ![]() Son oreille d'enfant a, il est vrai, été bercée par les polyphonies rimées du cante alentejano. Plus tard, le fado fut pour lui une sorte de révélation. Ce qui ne l'a pas empêché de s'ouvrir aussi au jazz cool et à la bossa-nova. Voire au « mystère des voix bulgares », ici présentes sur un titre (Chamateia) en compagnie du groupe Angelite. Qu'il interprète des fados anciens ou nouveaux, ou des chansons empruntées à d'autres univers, brésiliens par exemple, l'accompagnement est discret à la guitare, à la guitare portugaise (luth à six doubles cordes) et à la contrebasse. Parfois un violoncelle, une guitare électrique ou un cor se mettent de la partie, mais c'est à peine si on le remarque. Car c'est la voix, son cours asymétrique, ses envols et ses détours, qui est au coeur de ces musiques à l'étincelante intensité. Eliane Azoulay de ![]() |
| mardi 27 juillet 2010 place du Château 22h ARPAILLARGUES PROYECTO SANLUCA Tango Progresivo - Argentine |
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Le trio du PROYECTO SANLUCA (harmonica, percussions et guitare/chant), a été fondé par Raul Carnota, considéré comme le « Piazzolla » du folklore argentin et compositeur préféré de Mercedes Sosa. A ses côté, on retrouve le prodige de l’harmonica Franco Luciani, jeune artiste héritier naturel de Hugo Diaz (et musicien de Mercedes Sosa), et le percussionniste Martin Bruhn.
Le Groupe est basé à Buenos Aires (Argentine), où il a commencé à donner des concerts en mai 2007. Ce fut le début d'un projet musical qui a sillonné toute l'Argentine et reçu des invitations pour jouer au Canada (août 2008), en l'Egypte et en Europe pour la première fois en mars et avril 2009. Entre jazz et folkore, PROYECTO SANLUCA rompt avec toutes les formes de prévisibilité dans la musique, pour un voyage inoubliable au sein des cultures sud-américaines. Le trio propose un concert de couleurs avec un répertoire qui aborde un large éventail de genres et de rythmes de la musique populaire d'Argentine, parmi eux Chacarera, Zamba, Rasguidos Dobles Gato, Waltz, Chamamé, Candombe, Tangos, Cuyanas Tunes, Huaynos et Vidal, pour n’en citer que quelques uns.
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| samedi 31 juillet 2010 Arènes de Remoulins 22h REMOULINS
SEPTETO NABORI « Raices del Son » de Cuba |
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Considéré par beaucoup comme un des groupes de musique traditionnelle des plus démoniaques de ces dernières années, NABORI constitue un véritable exemple de la manière dont les jeunes intègrent la valeur de la tradition musicale ; l’assimilent et la revitalisent. Né dans le giron de l’institut supérieur polytechnique, aujourd’hui siège de l’université d’Orient, le Septeto a su maintenir et développer l’enthousiasme des premières années. ![]() Les représentations du groupe se transformaient en « descargas » coutumières dans les centres universitaires, puis très sollicitées par d’autres lieux de la ville ; comme la célèbre « Casa de la Trova » de Santiago, temple de la tradition, l’union nationale des écrivains et des artistes, la galerie d’art universel, la maison des Caraïbes, le théâtre Heredia, etc.. , les principaux établissements culturels de la ville. Les centres touristiques n’ont pas échappé à l’enchantement musical du groupe. Les hôtes les plus distingués de la capitale des caraïbes gardent un souvenir impérissable du Septeto. ![]() Cette diversité de talents à permis au groupe de participer à de multiples concours locaux, régionaux et nationaux dont ils restèrent systématiquement victorieux de 1994 et 1998. Ils ont aussi gagné le respect du milieu musical par leur professionnalisme élevé au-delà des jeunes groupes qui les entourent. Le plaisir de les écouter ne varie pas, c’est le résultat du sérieux dont ils font preuve lors de leurs rendez-vous avec le public, juge irrévocable habitué à sanctionner chaque présentation du groupe par un éloquent critère : ils séduisent ![]() ![]() |